Segou, le dimanche

Le dimanche matin, chacun fait le bilan de sa nuit. Certains ont entendu des rodéo de voitures, moi c’est la télé de l’accueil qui m’a réveillé à 3h du matin. A part ça, pas de problème, dormir sans draps ne m’a pas gêné. Bref, le Badala offre le strict minimum pour pas cher, et pour une nuit on s’en accomode fort bien.

On passe le reste de la matinée dans le marché de Segou. Je me suis trouvé une calebasse; j’aime bien les objets de tous les jours. Les statuettes, les bijoux, c’est pas mon truc. J’aurais bien aimé prendre une Cora, mais c’est grand et mes sous sont pour payer le chauffeur au retour. Avec le recul, je me dis que j’aurais dû acheter mes souvenirs là-bas. On était quasiment les seuls touristes et les rues étaient très tranquilles alors qu’à Bamako, le marché paraît super dense.

Au resto de midi, j’ai testé le riz cantonais… et oui. Appétissant, mais un peu décevant. Dehors on a pu voir 2 caïmans en cage.

L’après-midi s’est déroulé à Segoukoro, le village original de Segou. Après les villages d’hier, c’est une nouvelle facette de la population malienne qu’on découvre. Les gamins pointent ma bouteille comme hier, et on m’explique qu’ils veulent la bouteille, mais pas l’eau… Ah d’accord ! En retrant dans le bus, je prends une bouteille vide que je leur tends et c’est presque l’émeute pour s’en emparer.

On reprend la route pour Bamako. Mamadou fonce pour rentrer avant la tombée de la nuit. On fait une halte pour acheter des pastèques, et une seconde dans une station service. Mamadou m’indique les toilettes, à l’extérieur. Essayons. Imaginez 4 murs sans toit, qui arrivent à hauteur d’épaule. Au sol, un trou. Simple ! Je vise le trou et me soulage… mais voyant quelque chose remuer au fond, je me grouille de ressortir. Je croise Sabrina qui me demande où sont les toilettes. J’hésite… “Va voir, et avise” que je lui dis. Je la vois entrer, inspecter et ressortir. “impossible pour une fille !” Je veux bien la croire.

On reprend la route, nouvelle pause pipi pour ceux qui ont évité la station service, et nous sommes de retour à Bamako, embouteillée. Dans la chambre, je suspends ma calebasse à la fenêtre.

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