La calebasse à palabres

Le dimanche soir, on a eu droit à notre moment de palabres. Yaya nous fait sortir afin de diffuser le produit antimoustiques. On attend donc dehors, moi avec mon thé (j’ai pris l’habitude de me faire 3 thés le soir, et on se partage le sachet avec Nico).

Yaya ressort et nous demande qui sont ceux qui sont dans la grande chambre. Il s’agit de Sébastien, Jean-claude et moi. Yaya demande alors qui a suspendu une calebasse à la fenêtre… Gloups, c’est moi, il ne fallait pas ? J’imagine un instant  que ça attire les moustiques. Yaya nous explique alors que voir cette calebasse lui a rappelé un souvenir d’enfance, qu’il avait oublié : des calebasses ornait la cuisine familiale, et il fouinait dedans pour grignoter entre les repas. Mais depuis, dans sa maison actuelle où il nous loge, il n’y en a pas. Mais quand il aura sa maison à lui, il en mettra, nous assure-t-il. Je ne me rappelle plus du mot Bambara, mais la calebasse se dit “corde à chat”. Les calebasses servait à mettre des denrées hors de portée des chats…

Je lui demande ensuite ce que signifie Bamako. Il nous explique qu’à l’origine, c’était Bama-kô, la rivière des caïmans. Kô est devenu ko avec le temps, quelque chose de plus moderne et plus universel à prononcer. Y’a-t-il un rapport avec Mako, la chienne de la maison ? Non… Mako signifie “ma mère a dit” ou bien “je ne me suis pas lavé”. Quand Yaya avait trouvé cette chienne, elle était pleine de puces, et c’est ainsi qu’elle a été batisée.

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