Segou

Samedi matin, réveil matinal pour partir vers 7h en direction de Segou. Je prends place à côté du chauffeur, ce qui me laisse le loisir d’apprécier ses talents de conducteur. Il faut dire qu’ici, le marquage au sol est rare et les policiers pour réguler le trafic, presque tout autant – à l’inverse des motos (chinoises) qui pullulent comme des moustiques. Nous quittons donc Bamako sur une route à double sens en bon état. Mamadou se permet de rouler à gauche pour éviter les nids de poules, tant que personne ne se présente en face. C’est ça la liberté de la route !

On passe quelques postes de police et on arrive à Segou. Maintenant il faut trouver l’hôtel près du Niger mais on a oublié le guide Afrique de l’ouest 2007 chez Yaya… Nicolas propose quelques noms à Mamadou, et on finit par trouver ”au pied dans l’eau”. Un Malien à moto nous y mène.

Au Badala, l’autre nom de l’hôtel, il ne reste que 5 chambres et nous sommes 6. On est sur le point de repartir quand le tenancier nous rattrape pour nous dire qu’une 6ème chambre est libre… la télé est en panne, aussi il ne voulait pas nous la proposer ! On y jette un oeil, ça m’a l’air tout confort, c’est parti, on signe.

Chacun va déposer ses affaires et on se retrouve dans le “salon” du jardin. On fait le point de nos chambres… Jean-claude qui a hérité de la chambre à la télé en panne rigole, sa porte principale ne ferme pas, l’eau s’est coupée quand il se lavait, Sébastien n’a pas de clim, les draps de Sabrina sont en piteux état et n’a pas de couverture, tout comme moi. Ca commence bien ! Pourquoi ne pas profiter de l’eau trouble de la piscine ? Heu non.

Il est l’heure de manger et nous demandons ce que l’hôtel propose. Pigeon accompagné de frite ou alloco (bananes). Samuel, Nicolas et moi on teste le pigeon, les autres préferent se contenter de frites/bananes. On se méfie de la mayonnaise servie avec, mais le pigeon n’est pas mauvais, quoique chiche. Bon il va falloir trouver quelque chose pour relever la journée sinon le week-end va sentir le raté…

Ah bien justement, celui qui nous avait guidé à l’hôtel est guide. Il a sans doute repéré le bus de toubabs; il nous propose la balade sur le niger avec visites de villages. Marché conclu, et rendez-vous à 15h. Entre-temps, on sort dans les rues pour visiter un peu Segou. On est plutôt loin du centre ville… les gamins nous lancent des  à répétitions, ce qui est plutôt marrant. J’aime bien comment les plus petits s’époumonent à crier ”toubaaaabou”.

Pas vraiment une affaire ce Badala. A 15h, on se retrouve sur une pinasse engageante, à naviguer sur le fleuve.

Ceux qui conseillent la balade à Segou pour se réposer ont 100 fois raison. Le calme sur le fleuve tranche complètement de l’activité qu’il y a à Bamako. La visite des villages sur les îles ne m’a pas passionné, disons que je n’ai pas trop écouté le guide, mais y on rencontre une population malienne encore différente de celle qu’on avait vue jusque là, vivant dans des cahutes de banko (un matériau à base de paille). On se retrouve vite avec 1 ou 2 gamins à chaque main pour faire la visite. Certains me montrent ma bouteille. Je transvase un peu d’eau dans la bouteille d’un homme qui se reposait, et j’indique aux gamins de partager. Mais l’homme récupère la bouteille et chasse les gamins, me fait signe de poursuivre la visite et les autres hommes rigolent… bizarre. Il ne faut pas qu’ils boivent ? Comme j’étais à la traîne occupé à prendre des photos, je ne pourrai pas trop raconter les spécificités de chaque village qu’on a vu, mais bon, c’est à voir rien que pour les gens. On rentre vers l’hôtel, en profitant une dernière fois du paysage et du thé servi par Amadou, notre guide. 

Le soir on déjeune au Djoliba. Certainement un des hôtels les plus recommandés, on l’on croise pas mal de toubabs. Le menu mèle plats locaux et pizzas, tagliatelles… de quoi contenter tout le monde. On poursuit la soirée dans un bar à musique avec un groupe local, pas mal mais le son était vraiment trop fort… Dommage. Retour à l’hôtel, pour mettre nos chambres à l’hôtel. J’ai pris une chambre ventilée, et dans ce cas la douche est commune. Mais vu l’état je préfère squatter celle de Samuel qui a pris une chambre climatisée. La nuit se passera sans problème, sauf que les voisins sont bruyants et que la télé de l’accueil fonctionne encore à 3h du matin…

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